
Un mois après le championnat de France de triple et de double mixte, tout le gratin du plumfoot français avait une nouvelle fois rendez-vous au Centre Sportif des Poissonniers à Paris. Ce beau week-end presque printanier était la dernière occasion d’accrocher des places qualificatives pour les championnats de France de double et de simple.
Quelques absences de taille laissaient le haut du tableau plus ouvert que d’habitude, ce qui pouvait donner l’occasion à certains de briguer le titre ou la médaille qu’ils convoitent depuis longtemps… quand les gà sont partis (au Vietnam), les souris dansent !
Le président de France Plumfoot, Jérémy, n’avait pas caché sa volonté d’être le personnage principal de cette compétition à Paris. À l’affût d’un doublé et surtout d’un titre en simple qui le fuit depuis une décennie, Goose allait-il pouvoir aligner les actes avec les paroles ?
Samedi 28 février, le double : affluence record
Nous avions à notre disposition le gymnase du bas, beaucoup plus agréable que celui du haut : revêtement en taraflex qui ne glissait pas, 7 terrains aux lignes bien nettes, et des poteaux pratiques à installer… sans parler de la température agréable et de l’absence de lumière gênante ! Nous n’avons pas toujours l’occasion de pratiquer dans d’aussi bonnes conditions.
L’affluence était également au rendez-vous, puisque près de 40 joueuses et joueurs avaient fait le déplacement pour cette journée de double. On a vérifié, il s’agit du record de participation depuis… la dernière compétition de double à Paris, en novembre 2023.
Mais sans plus attendre, glissons-nous dans les détails d’un tableau que l’on a déjà décrit comme particulièrement ouvert.
La Poule A, moitié parisienne, moitié angevine, fut remportée par Etienne S. et Phuong Anh, qui firent respecter leur statut de tête de série notamment contre un autre double mixte habitué à jouer ensemble, Emily et Léo.
Dans la Poule B, un petit faux pas à signaler pour les favoris François et JB, qui abandonnèrent un set à Quang et son partenaire le virevoltant Phuc, de retour à la compétition après une bien trop longue absence.
Les Putéoliens Charlie et Jérémy survolèrent la Poule C, logiquement qualifiés en compagnie de Huong et Trung qui s’offrirent même le luxe de leur arracher un set. Terrible pour Dany et Tuan, qui peuvent raisonnablement se plaindre de leur tirage…
Les Lillois Alessandro et Antoine ne visaient rien de moins qu’une place sur le podium, mais ils pouvaient se rendre le chemin difficile s’ils ne répondaient pas présents lors du choc en poules contre Théotime et Xavier. Le double expérimenté, qui fleure bon les podiums de la fin des années 2010, était bien décidé à jouer les trouble-fête en s’imposant 22-20 dans la première manche. Mais les petits Quesnoisiens se reprirent et assurèrent la première place de la poule en enlevant les manches suivantes, 21-15, 21-10.
Après la phase de poules, le mini-championnat 17-19 offrit l’occasion à Calie et Lilya de remporter une victoire contre Manoé et Nelson, dans le match de la relève. Dommage pour les benjamins de la compétition, qui pouvaient cependant sortir la tête haute après un premier set perdu 22-24.
Les filles de Puteaux durent cependant s’incliner contre Emmanuelle et Julie, un poil plus expérimentées sur les terrains, beaucoup plus dans la vie, qui s’emparèrent donc de la 17e place.
Le tableau de reclassement offre comme toujours l’occasion aux joueurs intermédiaires, aux débutants prometteurs et autres malchanceux du hasard des poules de se tirer la bourre jusqu’au match pour la 9e place. S’imposer dans ce tableau, c’est un peu prouver à soi-même et aux autres que l’on avait peut-être sa place dans le tableau principal. Il est aussi plus agréable de finir 9e en enchaînant les victoires que de se faire balayer par les meilleurs pendant tout l’après-midi…
En tout état de cause, cette place au tableau döner revint ce jour à Dany et Tuan, après un parcours sans faute et une finale indécise mais solidement remportée en deux sets contre les Ponts-de-Céens Emmanuel et Jérôme.
La 11ème place échut à Mathieu et Nicolas. Toujours prêts à tracer leur bout de chemin en compétition en distribuant quelques leçons de contrôle de la plume au passage, ils sont parfois pénalisés par le physique en fin de journée. C’est peut-être sur ce plan qu’ils perdirent leur match contre Emmanuel et Jérôme, mais ils finirent la compétition sur une victoire contre les Parisiens Chi Tai et Martin C.
En rade de partenaire suite au forfait de dernière minute de Maxence, le Lillois Matteo avait pu bénéficier in extremis du renfort du vétéran du plumfoot français. Roger affiche un demi-siècle de plus au compteur par rapport à son jeune partenaire, ce qui ne les empêcha pas de se mettre au diapason pour nous livrer un bel exemple de performance collective. Construisant systématiquement en 4 touches, le duo opposa une belle résistance tout au long de la journée. La 13ème place revint cependant à Noa et Caroline, en 3 sets. On salue la belle progression de cette dernière depuis sa dernière compétition !
Enfin, pour la 15ème place, le double des Ponts-de-Cé le moins expérimenté, formé par Maxime et Yves-Marie, disposa sans trop trembler des Putéoliens Marc et Martin F.
C’est le moment de s’intéresser au tableau principal ! En l’absence de trois favoris parmi les 4 joueurs qui dominent aujourd’hui les débats (Corentin, Etienne G. et Maxence), le chemin du podium était moins semé d’embûches que d’habitude, ce qui avait aiguisé les appétits de nombreux seconds couteaux…
Le grand retour potentiel du couple Théotime-Xavier, prétendants sérieux à une médaille, fut stoppé net par un match couperet dès les quarts contre Charlie et Jérémy. Les plus si jeunes putéoliens ne firent pas de détail : 21-8, 21-8. Pas si surprenant, si on rappelle que l’expert-ès-jurons a pris sa retraite sportive bien méritée il y a déjà 6 ans. Mais un tirage plus favorable aurait peut-être permis à l’ex- duo d’entraîneurs de Paris TT Labit et Xavier Travers (désolé pour cette métaphore rugbystique obscure) d’écœurer des équipes moins tranchantes avec leur défense de fer.
Dans les autres quarts, ce fut un poil plus serré, même si on ne peut mettre en avant aucun match-fleuve. Ainsi Huong et Trung l’emportèrent dans le quart 100% double mixte contre Etienne S. et Phuong Anh (21-13, 21-15). Les Lillois Alessandro et Antoine disposèrent des CDP Phuc et Quang sans trop trembler (21-14, 21-18). Enfin, François et JB ne se laissèrent pas déstabiliser par le flegme d’Emily et la rage de Léo (21-15, 21-16).
Les déçus des quarts se livrèrent une lutte acharnée pour s’emparer de la 5e place : elle revint assez logiquement à Théotime et Xavier, face à Etienne et PA qui s’étaient employés à se défaire précédemment de Phuc et Quang. Les CDP ne repartirent pas bredouille de ce reclassement, puisqu’ils terminèrent leur compétition par une victoire contre Emily et Léo, assurant ainsi la 7e place.
En demi-finales, Charlie et Jérémy se défirent aisément de François et JB (21-10, 21-11). L’autre rencontre fut bien plus disputée. Sur le papier, les deux équipes avaient de solides arguments à faire valoir. Un spécialiste de la passe déjà plusieurs fois médaillé en double : Antoine côté Lillois, Huong côté Paris. Un attaquant de métier, presque au niveau des tous meilleurs : Alessandro chez les grenats, Trung chez les bleus.
Les Lillois avaient beau s’aligner pour la première fois ensemble en compétition nationale de double, ils se connaissent par cœur. Quant aux Parisiens, ils avaient livré une belle performance à l’épreuve de double mixte lors du dernier championnat d’Europe en Hongrie. Pour cette nouvelle compétition ensemble, ils avaient préparé une innovation tactique : Trung attaquait désormais de face et non plus en dragon. En effet, le geste lui permet de s’économiser un peu physiquement et d’avoir une meilleure vision du positionnement des défenseurs en face.
Dans un premier temps, cette tactique ne s’avérait pas payante. Les Lillois remportèrent le premier set 21-14. Mais dans le deuxième set, plus serré, la fraîcheur physique conservée par Trung lui permit de multiplier les estocades à chaque point, jusqu’à trouver l’ouverture. Huong ne fut pas en reste et la moindre défense réussie lui permit de mettre parfaitement son partenaire sur orbite.
En face, malgré la présence d’Antoine toujours solide au contre et les qualités de défenseur d’Alessandro, la muraille de Lille commençait à se fissurer. La fin de set fut tendue, et se conclut sur une victoire de Huong et Trung (23-21), d’un dernier smash croisé rageur du Parisien qu’aucun des Quesnoisiens ne parvint à toucher. Le scénario du troisième set décisif fut similaire, et les Parisiens arrachèrent la victoire 21-19.
Déçus de ne pas accéder à la finale, les Quesnoisiens avaient encore une chance de récolter une médaille : il fallait pour cela se débarrasser de François et JB dans la petite finale. Ils parvinrent à profiter du déficit d’attaque de leurs aînés pour construire proprement, et pilonner en retour une défense pas tout à fait en place. Face à Deûle-et-Lys, hélas, c’est là qu’est l’os. Il faut dire que l’Angevin et le Parisien manquaient d’automatismes, puisqu’ils jouaient pour la première fois ensemble en double. Le résultat sans appel (21-13, 21-15 pour les Nordistes) montre bien que ce match était à sens unique et qu’ils méritaient bien cette médaille de bronze !
Dans la grande finale, Huong et Trung avaient l’occasion de prendre la revanche de leur défaite du matin en poules contre Charlie et Jérémy. Cette affiche soufflait tout de même un petit vent de fraîcheur sur le plumfoot français : si l’ensemble des protagonistes avait déjà connu la gloire d’une victoire en compétition nationale de double, le souvenir commençait à dater pour certains d’entre eux.
Les deux équipes avaient fait preuve d’une belle domination au cours de la journée, et leur opposition en poules s’était jouée en 3 sets serrés : le public s’attendait donc à une belle finale, et les consultants de France Plumfoot TV ne s’y trompèrent pas puisqu’ils renouèrent avec les plaisirs du live pour l’occasion.
Dans un premier set serré avec un très bon niveau de jeu, les Parisiens déjouaient les pronostics et abordaient le money time avec un bel avantage : 17-14. Les Putéoliens choisirent alors le meilleur moment pour montrer l’étendue de leurs capacités en marquant trois points d’affilée : un smash sauté de Charlie, une belle défense du Niçois pour offrir un caviar à Jérémy qui conclut, et un service gagnant de Goose pour recoller au score. En toute fin de set, les Putéoliens remportèrent un point interminable avec de magnifiques défenses de part et d’autre (on se demandera toujours comment Huong couvre autant de terrain du haut de son mètre 55), grâce à une belle inspiration de Charlie sur un smash amorti. Les Parisiens eurent beau défendre une balle de set grâce à une attaque monstrueuse de Trung depuis le milieu du terrain, ils durent s’incliner devant cette performance soliiide de Jérémy et Charlie.
En remportant ce premier set au forceps, les Putéoliens s’étaient assurément rendu la tâche moins compliquée. Ils firent un trou de 3 puis 5 points dès le milieu du second set, et on ne les revit plus (21-14). Avec l’aide de son partenaire Charlie, toujours aussi fiable dans les épreuves collectives, Jérémy réalisait donc la première partie de son pari !

La traditionnelle photo du podium à contre-jour.
Dimanche 1er mars, le simple : des présidents en or
Un peu fourbus de leurs sept matchs de la veille, les joueurs se présentèrent à 9h pétantes pour se livrer un nouveau combat acharné. En simple, seul face à son adversaire mais surtout seul face à soi-même, ce sont la régularité technique, l’endurance et la résilience mentale qui font la différence. Avoir répété des milliers de fois sa première touche de volant vers l’avant permet de réussir le geste parfaitement, même dans les moments de doute et les jambes percluses de crampes.
Simple dames – c’est qui la PAtronne ?
Dans le tableau féminin, sans faire injure aux autres concurrentes, on peut dire que la présidente de l’APP Phuong Anh était archi-favorite.
Après avoir déroulé les victoires en poules, elle fut opposée à la novice surmotivée Lilya en demi-finales, dont elle triompha là aussi plutôt aisément (21-7, 21-8).
L’autre demi-finale fut beaucoup plus disputée, entre deux joueuses putéoliennes qui ont commencé à pratiquer plus ou moins en même temps mais affichent un quart de siècle d’écart. Ce fut la jeune Calie qui fit parler son expérience dans les moments décisifs (on rappelle qu’elle est vice-championne de France de double mixte) et l’emporta sur le fil dans la 3e manche contre Julie (21-11, 11-21, 23-21).
La 3e place et les places d’honneur se jouaient sous la forme d’un mini-championnat : Julie parvint d’abord à écarter Caroline (21-9, 21-6), il ne lui restait plus qu’à vaincre son autre coéquipière de Puteaux, Lilya. Mais galvanisée par la possibilité d’une médaille pour sa première compétition, cette dernière arrachait le premier set 21-19. Piquée au vif, Julie vint rétablir le droit d’aînesse et s’imposa finalement en trois sets, 21-8, 21-19, pour s’installer à la troisième marche du podium.
À bout de forces, Lilya dut déclarer forfait pour le dernier match et c’est donc Caroline la Nordiste qui prit la 4e place, pour sa deuxième participation à une compétition. Dommage pour Lilya qui avait affiché un beau niveau de jeu au cours de cette journée : avec de l’entraînement, l’évolution en Vacilys va arriver très vite !
En finale, Phuong Anh n’eut pas de difficultés pour s’imposer contre Calie, toujours très juste techniquement mais encore un peu limite pour couvrir tout le terrain. Sur un score sans appel (21-4, 21-15), la présidente parisienne monte au sommet du podium et ajoute une nouvelle breloque à son escarcelle.
Simple messieurs – in Godat we trust
La poule A fut survolée sans surprise par Maxence. Absent la veille, le Quesnoisien était bien décidé à tirer le meilleur de son unique journée de compétition. La deuxième place fut plus disputée, et à la faveur d’une triangulaire inattendue, c’est Dany qui parvint se qualifier sans gloire devant Chi Tai, Noa et Martin F. Allez bof !
Dans la poule B, beaucoup plus dense, la tête de série Etienne S. signa une belle performance en s’imposant avec de la marge sur tous ses concurrents. Derrière, ce fut beaucoup plus sanglant : c’est Emmanuel qui parvint à arracher la deuxième place en s’imposant en 3 sets contre Antoine et contre Charlie. Le Ponts-de-Céen issu du badminton, à la couverture de terrain impressionnante, fait enfin son entrée dans le tableau principal en simple. Bravo à lui !
Notre président Jérémy, qui ne visait rien de moins qu’une première médaille d’or en simple, héritait d’une poule C pas forcément évidente. Mais malgré un petit faux pas contre Alessandro (19-21, 21-15, 21-9), il prit la première place et s’assura un quart de finale abordable. Ce même Alessandro vint à bout de Matteo dans le derby quesnoisien et fila lui aussi vers le tableau principal.
Enfin, dans la poule D, François évita de se rendre la tâche compliquée et disposa de tous ses adversaires en 2 sets, malgré des matchs disputés. Mathieu montra une belle forme matinale et put faire l’étalage de sa technique pour surprendre la tête de série JB, et le renvoyer dans le tableau de reclassement.
Reclassements
Avant de s’intéresser au tableau 9-16, il faut mentionner que Martin F. accrocha la 17e place contre Manoé. Bravo à lui et dommage pour le jeune Manoé qui finit cependant la compétition par un beau match en 3 sets !
En quarts de reclassement, pas de surprise, les favoris s’imposèrent avec une relative aisance. À citer tout de même, la résistance héroïque de Chi Tai dans un match de gauchers contre Antoine (18-21, 18-21). Souvent égaré dans l’anonymat du milieu de tableau, on oublie parfois que le Parisien fait preuve d’une belle longévité et continue à progresser dans le style combatif qui le caractérise.
Quant à Jérôme, il pouvait souffler en l’absence d’adversaire face à lui, nous conduisant à nous poser une question habituelle devant le tableau de reclassement : mais où est Charlie ?
Après avoir disposé respectivement d’Antoine et de Jérôme, JB et Matteo se retrouvèrent en finale pour la 9e place. Bien mal entré dans ce match, le Quesnoisien dut s’incliner dans le 1er set (14-21). Il sut hausser son niveau de jeu et éviter les erreurs pour renverser la vapeur dans la deuxième manche (21-17). Enfin, mené 12-17 dans le set décisif, il continua d’y croire et parvint à mobiliser des ressources insoupçonnées pour signer une remontée fantastique et arracher la victoire 21-18 ! Bravo à Matteo pour cette 9e place, son meilleur résultat en simple jusqu’à présent.
Bon résultat également pour Jérôme, qui s’empara de la 11e place en signant une victoire convaincante contre Antoine (21-17, 21-9).
Enfin, la 13e place se joua dans un derby entre jeunes ex-Dunkerquois, remporté par Martin C. contre Noa au bout du suspense (17-21, 21-12, 21-15).
Tableau principal
En quarts de finale, pas de faux pas à signaler parmi les favoris : tous les vainqueurs des poules s’imposèrent en 2 sets contre leurs adversaires. Les trois poumons d’Emmanuel Matuidi ne lui permirent pas de cavaler assez pour résister à Maxence (16-21, 14-21). Jérémy, l’esprit toujours fixé sur l’objectif de victoire finale, ne pouvait décemment pas laisser Dany lui barrer la route (21-15, 21-8). Etienne infligea quant à lui une défaite sèche à Mathieu (21-6, 21-6), qui n’était pourtant pas venu pour jouer les touristes à la Franck Dubost.
Tous les vainqueurs de poules… ou presque, puisque François avait fort à faire en étant opposé à Alessandro. Le Quesnoisien pouvait espérer un premier podium en simple, et il décida que ce n’était pas le moment de laisser le doyen de la journée re-goûter aux joies du dernier carré (21-18, 21-16).
Déçu mais pas vaincu, François avait encore une 5e place à aller chercher : il fallut pour cela parvenir à écarter Emmanuel, bien décidé à tuer le père. Dans un match haletant – on parle autant du score que du cardio des joueurs – victoire en deux sets (22-20, 21-17) du gourou angevin contre le plus talentueux de ses ouailles ! Il n’y avait plus qu’à battre Dany (21-17, 21-15) pour valider sa place au sein du top 5. Dany se couvrit donc döner avec la 6e place (je remets ce jeu de mots au cas où vous l’auriez raté plus haut), et Emmanuel signa une belle 7e place sans pouvoir disputer son dernier match, contre un Mathieu à bout de forces.
Dans le dernier carré, le derby lillois accoucha d’une victoire logique de Maxence contre Alessandro (21-13, 21-13). Le match des présidents, qui jouaient une nouvelle fois pour une médaille, ne fut pas non plus le théâtre d’une surprise : Jérémy ne laissa aucune chance à Etienne (21-15, 21-13).
Il restait une occasion à Alessandro et Etienne pour aller chercher leur première médaille en simple : c’était écrit, ils devaient se rencontrer en petite finale. Avantage à l’expérience pour le premier set, remporté par un Etienne plus précis que son adversaire (21-16).
Le deuxième set fut nettement plus disputé. Mené en milieu de manche, Etienne parvint à utiliser ses temps morts à bon escient pour rester dans la course. Enchaînant les points, signant une belle série de services sur le pied droit d’Alessandro, il le dépassa et creusa l’écart pour arriver à 20-16 : quatre balles de match pour le Parisien !
Il ne restait plus qu’à planter le clou dans le cercueil pour enterrer les espoirs de médaille du Quesnoisien. Mais, toujours sur le service du Parisien, Alessandro réussit des réceptions parfaites qui lui permettent de prendre le jeu à son compte. Restant calme et concentré pendant les échanges, s’y reprenant à plusieurs fois pour pénétrer la défense d’Etienne, célébrant énergiquement à chaque point, il écarte une, deux, trois, puis quatre balles de match. Il put alors enlever le set (22-20), et même si le Parisien ne cessa jamais de résister, conclure en remportant la troisième manche 21-13.
Comme disent les jeunes, Alessandro, c’est le poulet. Il y a cru jusqu’au bout, félicitations pour cette première médaille en simple !
Place enfin à la grande finale. Jérémy, qui avait coché la date dans son calendrier et bien laissé entendre à tout le monde que c’était la victoire ou rien, allait désormais devoir assumer.
Très bon défenseur, travailleur acharné, il faut bien avouer que le Putéolien a toujours un peu manqué de puissance de frappe. Oui mais voilà, il arrive affuté comme jamais, a bossé ses gammes, sait varier les attaques et surtout s’est préparé physiquement pour pouvoir répéter les efforts. Victime d’une petite gêne à la jambe avant la compétition du mois dernier, il avait alors préféré ne prendre aucun risque et ne pas s’aligner au départ.
En face, Maxence arrive plus frais que d’habitude, n’ayant pas joué la journée de double. La dernière confrontation entre les deux joueurs remonte à un an, lors de l’ultime compétition qualificative de la saison dernière, à Frelinghien. Ils s’étaient rencontrés en demi-finales et Maxence s’était alors imposé 21-17, 21-13.
Cette fois-ci, c’est le scénario inverse qui se produisit. Votre reporter doit avouer rédiger cette partie en dernier, près de deux semaines après les événements. Les souvenirs de cette finale sont donc un peu flous. Mais dans l’ensemble, les échanges furent disputés, Jérémy faisant preuve d’un peu plus de précision en attaque et obligeant Maxence à prendre des risques pour déborder sa défense, la plume terminant alors sa course dans le filet ou hors des limites du terrain. Il suffit au Putéolien de profiter de ces quelques imprécisions pour prendre le dessus, et l’emporter en deux sets 21-18, 21-16.
Pari tenu pour Jérémy donc, et le public put applaudir copieusement Golden Goose lorsqu’il monta sur la plus haute marche du podium.

Apparemment, on n’a pas le droit de monter sur le podium sans claquettes-chaussettes.
Comme toujours, il est important de souligner que cette compétition est rendue possible par la mobilisation de bonnes volontés :
Un grand merci à Laurent, toujours au rendez-vous pour tenir la table de marque d’une main de fer, adressant parfois des petits mots d’encouragements, de félicitations voire de chambrage à ses chouchous.
La team buvette a livré une nouvelle prestation sans faute, mention spéciale aux banh mi de Huong et Quang… enfin, surtout les banh mi d’Ayman qui n’avait pas pu prendre part aux hostilités pour cause de blessure, et s’est gentiment livré à la confection de 40 sandwichs pour nourrir les participants.
On put aussi profiter de plusieurs salades. La compétition devant se limiter au terrain, le rédacteur s’abstiendra de mentionner lesquelles eurent plus ou moins de succès. On félicitera plutôt le MVP (Most Valuable Pâtissier) Xavier, qui nous avait encore une fois gâté en passant toute la semaine à façonner cookies et cakes en tout genre.
Merci à l’APP pour l’organisation carrée, qui pour une fois ne fut émaillée d’aucun incident : on avait un gymnase fonctionnel (le même pour les deux journées de compétition !), des horaires normaux, et il ne manquait aucun matériel. C’est assez rare à Paris pour être souligné…
On vous laisse le temps de souffler un peu, et on se retrouvera les 15, 16 et 17 mai, pour LE rendez-vous plumfoot de la saison, j’ai nommé l’Open de France. Comme les années précédentes, il aura lieu au CREPS à Châtenay-Malabry.