France Plumfoot

Oui ma gâtée ! Retour sur la compétition de Marseille

Un an et demi. Cela faisait plus d’un an et demi depuis la dernière compétition officielle de France Plumfoot. C’était déjà à Marseille. Et c’était le monde d’avant… d’avant quoi ? D’avant « Bande Organisée » bien sûr.

Back to Marseille donc, pour un week-end de doubles et de simples, première des trois étapes qualificatives menant vers les Championnats de France Plumfoot ! Venant des 4 coins de la France, de Westeros à Essos, de la lointaine Braavos à l’hivernale citadelle de Winterfell, débarquèrent chaussés de palmes les prétendants et prétendantes au Trône de Plume.

Que dire de ce week-end de plume phocéenne ? Tout d’abord, il faut le souligner car cela ne s’est pas vu – et c’est le signe de sa réussite : l’organisation a été vraiment à la hauteur. Une préparation aux petits oignons de la part du CA, du COC et du FASP (et par FASP ici, il faut entendre particulièrement d’Anthony), un déroulé maîtrisé (spéciale dédicace au MC de ces journées, Laurent Gastineau), des médailles, des coupes et des splendides couvre-chefs, une fin sans avoir à courir qui au métro, qui à la gare, qui vers des trottinettes électriques égarées dans le XIIIe arrondissement…

Voilà pour les coulisses. Quid des protagonistes ? Des nouveaux et des nouvelles compétiteurs et compétitrices (Cuong, Kieran et Lalie) mais aussi des vieux loups de mer venus tout droit du Grand Nord: Tof et Mathiou Stark en chair et en os, l’un venu supporter son alter ego plumesques, Dany, et l’autre en vue de tâter de la plume valeryenne !

A noter d’abord un format particulier puisque, cette année, les phases qualificatives de simple étaient d’un côté masculines et de l’autre féminines ! A l’issue d’un championnat entre les cinq joueuses puis d’une finale et d’une petite-finale, c’est Huong qui s’empara de la Plume de Fer (sans avoir perdu un seul set !) June pris la deuxième place et c’est l’une des représentantes de Nantes, Anh, qui compléta le premier podium féminin de l’histoire de France Plumfoot. Reste désormais, pour le Comité d’Organisation des Compétitions, à compléter les modalités de qualification pour les phases finales !

Mais ne sautons pas les étapes et revenons aux doubles du samedi ! Qu’en retenir ? Tout d’abord un certain respect de la hiérarchie puisqu’à part pour la poule A, les premières têtes de série furent celles qui se qualifièrent pour les championnats en se hissant en demi-finales. On retiendra la finale francilio-francilienne entre Léo Bertrand et Etienne Gastineau contre Jérémy et Binh (victoire assez nette des premiers en deux set, 21-18 et 21-15 et sur-représentation de Puteaux dans le carré final). On retiendra également, et ce en toute objectivité, une modeste mais notable progression marseillaise. En effet, bien qu’ayant échoué aux portes du podium, on retrouve en 4e place (Gaël et Kévin), en 5e place (Yanis et Léo Hernandez) et en 6e place (Enzo et Killian) trois doublettes phocéennes. Assurément pas encore à faire 0 à 100 en 2 s’condes 3 mais la RS4 gris nardo se rapproche.

Le dimanche et la messe matinale à l’église de Saint-Mitre terminée, nous nous retrouvâmes donc pour les simples ! Les corps étaient salement amochés mais le moral et la motivation intactes. Quels hauts faits d’arme retenir de cette bataille épique ? Tout d’abord, encore et toujours, l’hégémonie putéolienne. Personne ne put rien faire pour empêcher Bihn et Etienne Gastineau de croquer un par un les prétendants au Trône, jusqu’à se retrouver pour une finale intense. Et pour la joute finale, c’est le vieux briscard qui l’emporta sur la fougue du jeune loup : Bihn réussit à écoeurer Etienne de sa défense, de ses plumes placées et de son sens du jeu éprouvant. Bravo à tous les deux pour cette très belle finale. Il n’y a pas à dire, on aimerait bien un jour assister à un simple Binh versus Anthony…

En dépit de quelques forfaits – Mathiou dont le dos lui fit comprendre qu’une journée de simple ne saurait être tolérée, Jérémy et Charlie un peu plus tard dans la compétition -, on eu également droit à de très beaux moments de plumfoot en individuel. A noter le retour du désormais Angevin François qui réussit à finir premier de sa poule mais tomba sur un Gaël inflexible en quarts de finale et termina 7e du tournoi. En quatrième (encore!) et cinquième positions, nous retrouvions Gaël et Yanis, Charlie (6e) et Jérémy (8e) terminant de constituer la première partie du tableau.

1,2,4,5,6,7,8… et le 3e ? Une mention spéciale à Léo Bertrand, qui fut un peu notre Daenerys du Typhon de la Maison Targaryen et Mère des dragons. Nous ne faisons pas ici allusion à sa blondeur ni même à sa préférence pour les airs que pour la terre – c’est un des rares joueurs à pouvoir chuter et se blesser au service ! Non, c’est juste qu’après avoir assez nettement dominé l’épreuve de la veille, celui-ci réussit à vaincre ses adversaires en les usant à petit feu, voire pire, à monter à chaque fois en intensité de service alors même que la pression et la chaleur s’intensifiaient et qu’il était dos au mur. Impressionnant – sachant qu’on peut aussi ajouter à son actif une autodérision toujours aussi étonnante et un fair-play solide. Par contre, c’est un peu couillon pour une Reine des dragons de ne pas daigner en claquer un seul en deux jours !

Un grand merci à toutes et à tous pour votre venue à Massilia, Cité insondable aux mille quartiers et à la saveur toujours renouvelée. Prochaine étape vers la quête du Jeu des palmes (Game of Palms), les 20 et 21 novembre 2021 à Paris pour les doubles et les triples !  

Le castor masqué

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